éducation

Vice versa

Écoutez votre colère plutôt que de chercher à la maîtriser

 

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Lorsqu’on est maman, il arrive toujours un moment où l’on se met en colère. Quand le petit dernier a repeint les murs du salon avec ses feutres, quand après une journée épuisante passée en famille dans un parc d’attractions, les enfants se mettent à chouiner ou à hurler, quand au retour du travail on retrouve une chambre en bazar, des jouets partout dans le salon et des traces de boue dans toutes les pièces. Un moment où, soyons honnêtes, pendant un quart de seconde, on ne supporte plus ses enfants, où on a l’impression de ne pas être respectée, considérée, où l’on voudrait être ailleurs…
 

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Et on sent cette colère monter, elle vient du ventre, elle enserre le coeur, les mains se crispent, on en tremble presque, on ne voit aucune solution, aucune autre issue que de crier et de s’énerver, de rage et d’impuissance. Parfois, on ne parvient même pas à retenir la main qui distribue claque ou fessée...

Un peu plus tard, on s’en veut, on se déteste, on se dit que ce n’est pas comme ça que l’on veut élever ses enfants, que l’on est pourtant heureuse d’être mère, que ces enfants sont des trésors, des cadeaux et que tout ce dont on rêve, c’est d’avoir des relations apaisées dans notre famille.

Alors on cherche des trucs, des astuces pour gérer, contrôler, maîtriser sa colère. On essaie tous les moyens pour se calmer, pour rester zen, pour garder son sang-froid, pour réfréner cette pulsion malsaine. On lit des livres d’éducation bienveillante (merci Isabelle Filliozat !), on essaie de se maîtriser… et bien évidemment, on craque. Et si, plutôt que de la confiner, la solution était plutôt d’écouter ce que la colère a à nous dire ?

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Petite fille arc en ciel

Les ambiances Montessori : quelles activités Montessori pour quel âge ?

Comme tout mode d’éducation, la pédagogie Montessori a son propre vocabulaire, qui peut parfois dérouter. Steiner a ses jardins d’enfant, Reggio a ses 100 langages, Froebel a ses dons, la pédagogie Montessori a ses ambiances.

Une ambiance Montessori, c’est en premier lieu un regroupement d’enfant (le fameux « groupe-classe » de l’Education nationale), dans une tranche d’âge assez large pour assurer un mélange des âges et favoriser la coopération entre les plus grands et les plus petits. C’est aussi un espace préparé avec du matériel spécifique, mais c’est avant tout une atmosphère, un cadre, qui regroupe aussi bien l’éducateur que la salle physique et les enfants qui s’y trouvent. Le premier rôle d’un éducateur est dons de « poser l’ambiance », qui doit être propice au travail et à la concentration.

On dit ainsi qu’un enfant fait partie d’une ambiance 3-6 ans ou d’une ambiance 6-12 ans, mais il en existe bien d’autres !

Le point commun entre les enfants d’une même ambiance est qu’ils partagent des besoins communs, des périodes sensibles communes (si le terme de « période sensible » vous est inconnu, je vous renvoie à ce billet où je vous explique tout). Les frontières entre les ambiances sont donc davantage liées à des caps de développement qu’à un âge précis, comme nous le verrons plus loin.

Quelles sont ces différentes ambiances et quelles activités y pratique-t-on pour répondre aux besoins des enfants ? C’est ce à quoi je vais m’efforcer de répondre dans cet article.

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Enfant qui regarde un détail au sol : période sensible des petits objets

Les 6 périodes sensibles Montessori... et les autres !

Parfois les enfants font des choses vraiment bizarres. Comme monter et descendre 20 fois de suite le même escalier. Ou nous montrer 50 fois la même image pour qu’on répète « chat ». Un jour, j’ai même retrouvé un bol que j’avais laissé traîner dans le salon, mystérieusement posé par terre dans la cuisine...

On pourrait mettre tout ça sur le dos de l’infantilité, penser qu’il s’agit d’un jeu ou d’une façon d’attirer notre attention... Mais si on cherche un peu plus loin, on met alors en évidence un phénomène fantastique découvert par Maria Montessori : les périodes sensibles.

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Liv et emy fetent noel

Partageons l'esprit de Noël avec des livres Montessori (ou non)

Difficile de trouver des livres adaptés à la saison qui soient compatibles avec l’enseignement de Maria Montessori ! Pour elle, hors de question de faire lire à l’enfant des histoires d’animaux qui parlent ou vivent comme des humains, des histoires de lutins, de Père Noël et de traineaux magiques. Si on ajoute à cela le souci de choisir des livres au dessin réaliste et qui cultivent le sens du beau, c’est pratiquement mission impossible ! Heureusement pour vous, j’ai fait une partie du travail et voici une petite liste de livres parfaitement, rigoureusement, scrupuleusement montessoriens (vous verrez plus loin dans ce billet que ce ne sont pas les seuls livres qui ont droit de cité de chez nous).

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Encrier

Éducation : les mots pour le dire

L’éducation ! Un bien grand mot… Mais quoi de plus approprié pour le premier billet de ce blog ? C’est un mot que j’aime beaucoup, car il renferme plusieurs sens. Etymologiquement, il viendrait à la fois d’educare, qui signifie nourrir, élever un animal, et d’educere, qui signifie mener en-dehors. Il est amusant de penser qu’au départ, éduquer un enfant consistait simplement à le nourrir correctement. Mais après tout, n’est-ce pas toujours le cas lorsque l’on parle d’éducation aujourd’hui ? Il s’agit bien de nourrir l’enfant, de lui apporter une subsistance.

  • Subsistance intellectuelle : apprendre à lire, écrire, compter, calculer, raisonner…
  • Subsistance morale : entretenir certaines vertus comme le goût de l’effort, le respect d’autrui, et décourager des tendances nuisibles comme le mensonge ou la violence.
  • Subsistance créatrice : apprendre à faire des choses de ses mains, à utiliser sa créativité, et à s’exprimer.

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